Le Colloque de lancement se déroulera les 3 et 4 septembre, de 9h à 18h, dans l’amphithéâtre Farabeuf du Campus des Cordeliers, Sorbonne Université, 15 rue de l’école de médecine, 75006 PARIS. Il se déroulera en présentiel, avec une captation vidéo des interventions, pour publication a minima en différé et si possible en direct. Le Colloque sera évidemment ouvert à la presse (inscription demandée). Les personnalités politiques seront conviées à écouter les présentations et les débats, mais n’auront pas d’espace d’expression lors de ce premier évènement. La participation des plus jeunes fera l’objet d’une attention particulière.
JEUDI 3 SEPTEMBRE
9h20-9h50 : Introduction
I. Gallagher : Enjeux des Assises et du colloque de lancement.
K. Chanard : Quelques faits quantitatifs sur l’Université et la Recherche.
9h50-10h50 : 1. Refondation des missions : un nouveau contrat entre sciences, Université, recherche et société.
Exposés (12′) :
J. Gossa : Missions des universités : après la dilution, la nécessité d’un recentrage ?
B. Andreotti : Instituer, enfin, une Université humboldtienne en France.
A. Canteaut : Les atouts fragiles de la recherche française.
Flashes (3′) :
M. Najim : De la politique des moyens à la politique des talents : pour un nouveau contrat entre recherche et société.
C. Vergnaud : Quelques leçons du projet Syracuse Community Geography.
Interventions de la salle (18’)
10h50-11h20 : Pause (café).
11h20-12h35 : 1. Refondation des missions : un nouveau contrat entre sciences, Université, recherche et société.
Exposés (12′) :
S. Capanema : L’expérience universitaire brésilienne.
S. Dutreuil : Trois leçons historiques pour envisager un nouveau contrat social pour les sciences.
G. Morel : Quelles relations entre les universités et les entreprises ?
L. Saint-Raymond : Cinq pistes de transformations.
L. Toualbi : Refonder les missions de la recherche en sciences des matériaux : la proposition du collectif EmMa (Empreinte Matériaux) de la SF2M.
Interventions de la salle (15’)
14h-15h : 2. Répondre aux défis climatiques, démocratiques, économiques et environnementaux
Exposés (12′) :
M.-A. Dujarier : Quelle université et quelle recherche face au désastre socio-écologique ?
G. Ramstein : De la recherche à l’action sur le changement climatique en cours : Formation à tous les étages.
M. Ridel : Écologisation de la recherche-contribution de la coordination du groupement de recherche Labos 1point5.
Flashes (3′) :
G. Blanc : L’université comme creuset d’un monde habitable
A. Jacquelin : Comment repenser le dialogue sciences-société ? L’apport du tiers secteur de la recherche.
Interventions de la salle (18’)
15h-16h : 3. Le continuum éducatif : formation initiale, formation tout au long de la vie et ouverture à la société
Exposés (12′) :
D. Burgarella : Recherche, éducation, société : pour des savoirs ouverts, partagés et internationalisés
T. Poullaouec et C. Hugrée : Contre l’échec à l’université, un baccalauréat de culture commune.
C. Teboulle : Ouvrir l’Université aux adultes en reprise d’études
Flashes (3′) :
K. Loyau : Rendre progressive la transition vers la recherche.
F. Pasquier : Apports possibles des approches transdisciplinaires et complexes pour un renouveau de la recherche et des enseignements
Interventions de la salle (15’)
16h-16h30 : Pause
16h30-17h15 : 4. Architecture territoriale : organisation nationale et aménagement du territoire
Exposés (12′) :
N. Guimbretière : Contribution à la conception de l’ESR de demain, quatre principes en jeu.
M. Maisonobe, M. Grossetti et J. Tallec : L’organisation géographique de l’ESR.
Flashes (3′) :
Y. Gulsen : Université et territoires : un partenariat stratégique au service du développement local
V. Maurel : Le rôle des Grandes Écoles dans l’Université de demain
Interventions de la salle (15’)
17h15-17h55 : 5. Formation des enseignants : articulation et lien organique avec l’École
Exposés (12′) :
C. Benveniste : Pour une formation intégrée des enseignants : articuler université, recherche et École au service de la réduction des inégalités scolaires
M. Guenais : Dynamique de la formation scientifique en France : évolution, état des lieux et perspectives.
Interventions de la salle (16’)
18h-18h45 : Table ronde, animée par Johanna Siméant-Germanos.
L. Adoui, Président de l’Université de Caen Normandie et Président de France Universités
T. Dauxois, Président-directeur général du CNRS
N. Drach-Temam, Présidente de Sorbonne Université et Présidente d’Udice
L. Gatineau, président de CY Cergy Paris Université et représentant de l’Initiative
A. Joulain, Professeure à l’Université de Poitiers et Présidente de la CP-CNU
19h : Cocktail
VENDREDI 4 SEPTEMBRE
9h-9h40 Du secteur privé de l’ESR
Exposés (12′) :
M. d’Aquino : L’argent public de l’enseignement supérieur privé.
F. Métivier et P. Courtioux : R&D, CIR et productivité scientifique.
Interventions de la salle sur le budget de l’ESR (16’)
9h40-10h30 : 6. Liberté académique
Exposés (12′) :
E. Fassin : Liberté académique : penser ensemble la menace autoritaire et la pression néolibérale.
B. Hibou : Indépendance, collégialité, critique : ancrer le principe de la liberté académique
H. Lendrin : La liberté académique à l’épreuve de l’assurance qualité : quel régime de confiance pour refonder l’université ?
Interventions de la salle (14’)
10h30-11h : Pause (Café)
11h-11h55 : 7. Financement de l’enseignement supérieur et de la recherche et modes de répartition des moyens
Exposés (12′) :
R. Brette : Pour un financement collégial, non bureaucratique de la recherche
H. Harari-Kermadec : Un régime d’éducation par “répartition”
A. Lapprand : Pour la transparence sur les processus d’élaboration des politiques publiques de recherche
Flashes (3′) :
S. Deboos : Devenir sprinter quand on est coureur de fond
Interventions de la salle (16’)
11h55-12h40 : 8. Démographie, politique de l’emploi, résorption de la précarité, évolution des statuts
Exposés (12′) :
N. Dobreva : Résorber l’emploi précaire
P. Maillard : Réduire la précarité tout en défendant l’emploi statutaire
Flashes (3′) :
N. Rividi : L’instrumentation sans l’expertise : l’équation impossible de la recherche française.
Interventions de la salle (18’)
14h-14h25 : Quelle organisation pour les Assises ?
Exposé (12′) :
J. Fabbri et M. Khamassi : Quelques leçons tirées des Etats Généraux (EG) de la Recherche de 2004, suite au mouvement Sauvons La Recherche.
Propositions de la salle pour l’organisation des Assises (13’)
14h25-15h20 : 9. Vérification des résultats, système de publications, processus d’évaluation et éthique de la recherche
Exposés (12′) :
J. Haiech : La géométrie de l’espace des connaissances : ce que l’évaluation fait à la recherche
P. Huneman : Disputatio, auctor, auctoritas, paper, cash: faut-il continuer la publication scientifique ?
M. Leduc : L’IA rebat les cartes de l’intégrité scientifique.
Interventions de la salle (19’)
15h25-15h55 : Pause
15h55-16h40 : 10. Organisation des établissements et des campus, résorption de la bureaucratie, subsidiarité et structures de décision
Exposés (12′) :
L. Dagorn : Manager une unité de recherche de 300 agents sans hiérarchie : gouvernance horizontale, subsidiarité et décisions collégiales.
J. Laillier et Ch. Topalov : Gouverner la science ?
Flashes (3′) :
A. Biancarelli : L’université comme institution démocratique territoriale — retour d’expérience d’un mandat municipal sur l’ESR à Marseille (2020-2026).
V. Castejon : L’université à l’épreuve de l’égalité : stratégies et leviers pour une refondation inclusive de l’ESR.
Y. Vaills : Pour bien diffuser les connaissances scientifiques : l’introduction de l’histoire et la philosophie des sciences.
Interventions de la salle (12’)
16h40-17h45 : 11. Données ouvertes, communs numériques, sécurité numérique et logiciels libres. 12. Intelligence artificielle.
Exposés (12′) :
M. Blanchard : Face à l’IAg : des interdictions pour résoudre les contradictions ?
M. Corteel : Comment échapper à l’expropriation et l’exploitation de l’intelligence collective universitaire par l’IA ?
F. Georges : L’éthique de la recherche comme infrastructure en SHS. Sortir de l’accréditation ex ante pour accompagner les recherches émergentes, des sciences humaines et sociales à l’intelligence artificielle.
Flashes (3′) :
C. Dillman : Une université informatiquement inclusive, soutenable et durable
J. Girard-Sabatin : Pour une science informatique de la maintenance, de la réparation et de la fermeture.
Y. Mirman : Les “données ouvertes” de la recherche dans les SHS en France : quels effets des politiques sur les pratiques et les trajectoires scientifiques ?
P. Vicat-Blanc : Enjeux numériques: faire avec, faire mieux avec moins, faire sans.
Interventions de la salle (17’)
17h45-18h : Assises locales et travail collaboratif au livre blanc
Conditions d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite: Parking Saemes, 21 rue de l’Ecole de Médecine. Rampe et ascenseurs.
Possibilités de prise en charge et d’hébergement: les Assises n’ont pas de budget propre mais le réseau de soutien sera mobilisé pour trouver des solutions, le cas échéant.
Les Assises s’inscrivent dans une conception humboldtienne, humaniste et démocratique des institutions académiques, unifiant formation et recherche. L’Université ne désigne pas ici un type d’institution qui s’opposerait aux organismes nationaux de recherche, mais l’institution chargée de créer, transmettre, conserver et critiquer les savoirs, quels que soient son organisation et son découpage administratif. Cette vision repose sur trois piliers : le savoir comme bien commun, l’autonomie de la communauté savante, et sa responsabilité devant la société. Il appartient aux universitaires, aux chercheuses et aux chercheurs de façonner les institutions, les normes et les procédures qui régissent l’activité académique.
Les Assises concrétisent ce principe en ouvrant un espace public de pensée, de confrontation et de délibération sur le devenir du système d’enseignement supérieur et de recherche. L’objectif est de proposer un nouveau modèle d’Université et de Recherche soutenu par la communauté académique. Ce modèle sera formalisé dans un Livre blanc. Parce que l’Université et les sciences sont intrinsèquement encastrées dans le corps social, cette démarche est à la fois réflexive et politique. Pour autant, les Assises demeurent apartisanes, strictement indépendantes des partis.
Le Conseil scientifique est présidé par Isabelle Gallagher, présidente de la Société mathématique de France (SMF) qui n’y dispose pas du droit de vote. Contrairement à un comité de programme de conférence, le Conseil scientifique repose sur le mandat donné par les sociétés savantes qui soutiennent les Assises à un ou deux collègues, selon leurs disponibilités. Ainsi, pour le choix du programme des Assises, l’AECCPCM, l’AFES, l’AFSP, l’ASL, l’ASES, l’AFS, l’ARDiST, l’ATALA, la SF2A, la SF2E, la SFG, la SFO, la SFNano, les deux SFP, la SFdS, la SFSIC, la SFSE, la SIF, la SMAI, la SMF, la SN et la 3SLF ont été représentées. Il a compté un tiers de femmes, un tiers de franciliens, un tiers de juniors, un tiers de chercheuses et chercheurs de organismes nationaux de recherche.
Le Conseil scientifique des Assises désignera, parmi ses membres et les personnes ayant proposé une contribution, un comité éditorial composé de deux personnes par chapitre du Livre blanc. Sa mission sera de synthétiser les propositions, les inflexions, les critiques et les idées nouvelles issues du colloque inaugural et des assises locales.
Bien que de nature académique, les Assises ne sont pas un colloque scientifique classique ; elles s’appuient toutefois sur les méthodes rigoureuses de production et de critique du savoir. Outre la courtoisie des échanges et la transparence quant aux conflits d’intérêts, elles exigent un débat informé. Ainsi, le colloque inaugural est-il destiné à mettre en perspective et à partager des analyses mûrement réfléchies. L’événement s’inscrit dans une démarche prospective : l’heure n’est plus à dresser un énième diagnostic critique ni à formuler des mesures palliatives circonscrites au système actuel. L’ambition est d’abord de dessiner ensemble un avenir souhaitable à un horizon de dix à vingt ans. Il s’agira ensuite de tracer, à rebours, la trajectoire stratégique permettant de relier cet horizon idéal à notre présent.
Parmi la centaine d’abstracts reçus, le Conseil scientifique a sélectionné des travaux de sciences humaines et sociales dont l’Université et la Recherche sont les objets d’étude, ainsi que des contributions de collègues ayant développé, dans la durée, des perspectives originales et raisonnées. Le temps de confrontation et de délibération collective du colloque sera consacré à proposer des idées alternatives, à compléter des éléments apportés, à ajouter plutôt qu’à soustraire.
Un premier document de travail, structuré selon les chapitres du Livre blanc, sera élaboré d’ici le 15 septembre à partir des contributions écrites et des notes recueillies lors du colloque.
Les assises locales visent à élargir le cercle des contributrices et contributeurs tout en maintenant l’exigence d’un débat informé. Il s’agit de faire émerger de nouvelles idées, d’affiner la cohérence du projet global et, avant tout, d’ancrer le Livre blanc au sein de la communauté. Selon les capacités de mobilisation et les intérêts des collectifs locaux, chaque site pourra choisir de se concentrer sur un nombre restreint de thématiques (généralement deux ou trois) ou, à l’inverse, d’effectuer une relecture exhaustive du Livre blanc à un stade donné de son élaboration. S’inspirant de la méthode des conventions citoyennes, l’objectif sera d’auditionner des spécialistes, de mener une réflexion approfondie et de débattre. Cette dynamique sera naturellement facilitée si des oratrices et orateurs du colloque, experts de ces questions, sont présents sur place.
Par ailleurs, l’ensemble des assises locales devra impérativement se pencher sur une question transversale qui mérite d’être traitée avec une audace nouvelle. Comment les sciences et l’Université peuvent-elles aider la société à faire face au réchauffement climatique, à l’effondrement du vivant, à la crise énergétique ou encore à l’érosion démocratique ? Comment l’Université peut-elle contribuer à ouvrir l’horizon d’un futur pensable et habitable ? Un second colloque, spécifiquement dédié à ces enjeux, pourrait être organisé cet automne.
Les coordinatrices et coordinateurs locaux devront déclarer leurs éventuels conflits d’intérêts. Le site internet des Assises mettra à leur disposition des ressources pour les accompagner dans l’organisation et les faire bénéficier du travail déjà accompli.
Enfin, deux événements majeurs sont d’ores et déjà programmés : une coordination nationale (plusieurs villes étant candidates pour l’accueillir) et une restitution officielle du Livre blanc à la presse ainsi qu’aux responsables politiques. Le cadrage précis de ces deux rendez-vous sera affiné à l’issue de la première rencontre en présence et des débats qui en découleront.
Assises pour l’Université et la Recherche